Joints de carrelage qui se fendent, VMC qui n’aspire pas, enduit de façade qui cloque, fenêtres qui laissent passer l’air : un expert en malfaçons dans le Territoire de Belfort fait reconnaître les défauts de vos travaux et chiffre leur reprise. GEB Alsace compare ce qui a été réalisé au devis signé et aux règles de l’art, puis vous accompagne face à l’entreprise, d’abord à l’amiable, devant le juge si rien ne bouge.
Malfaçon, non-façon, non-conformité : trois défauts, trois preuves
Le mot employé oriente la discussion avec l’entreprise. Il vaut donc la peine de bien qualifier le problème :
- La malfaçon : l’ouvrage existe mais il est mal fait. Pour les techniques courantes, les règles de l’art figurent dans les DTU (documents techniques unifiés) ; un produit innovant relève de son avis technique.
- La non-façon : une prestation inscrite au devis, parfois déjà réglée, n’a jamais été exécutée.
- La non-conformité : le résultat s’écarte de la commande, qu’il s’agisse du matériau, des dimensions, de la performance annoncée ou de la finition.
Ces litiges touchent toutes sortes de travaux : salle d’eau refaite, isolation des combles, remplacement des menuiseries, pose d’une pompe à chaleur, extension, rénovation complète. Les suppléments facturés sans avenant écrit sont une autre source fréquente de désaccord : le budget final s’éloigne alors du devis sans que vous l’ayez accepté.
Le travail de l’expert sur votre chantier
L’expert commence par vos pièces : devis, plans, factures, photos, messages échangés. Sur place, il relève chaque défaut, le mesure, le photographie et le rapproche de la règle de l’art ou de la ligne du devis qui n’a pas été respectée.
Il convoque ensuite l’entreprise pour un constat contradictoire. Ce n’est pas une formalité. Un rapport demandé par une seule partie peut être produit en justice, mais le juge ne peut pas se fonder uniquement sur lui (Cour de cassation, chambre mixte, 28 septembre 2012, n° 11-18.710). La présence de l’entreprise, des photos datées et, au besoin, un constat de commissaire de justice (anciennement huissier) donnent du poids au dossier.
Vous recevez un rapport qui sépare l’esthétique du grave, explique la cause de chaque désordre et estime le coût des reprises. Il sert de base à votre mise en demeure, puis, si la discussion échoue, au travail de l’avocat.
Avant la réception, à la réception, après : vos recours
La réception est l’acte par lequel vous acceptez les travaux, avec ou sans réserves (article 1792-6 du Code civil). C’est elle qui détermine les recours possibles :
- Pendant le chantier, l’entreprise doit un ouvrage conforme à son contrat. Signalez tout défaut par écrit, photos jointes, et demandez sa reprise avant de régler la facture suivante.
- Le jour de la réception, notez chaque défaut visible en réserve sur le procès-verbal : une réserve oubliée se rattrape mal. Notre page réception de chantier dans le Territoire de Belfort explique comment la préparer.
- Après la réception, la garantie de parfait achèvement couvre pendant un an les désordres signalés (article 1792-6), la garantie de bon fonctionnement couvre les équipements dissociables pendant au moins deux ans (article 1792-3) et la garantie décennale couvre pendant dix ans les dommages qui compromettent la solidité ou rendent l’ouvrage impropre à sa destination (articles 1792 et 1792-4-1).
Si vous avez souscrit une assurance dommages-ouvrage, elle préfinance les réparations de nature décennale. L’assureur a 60 jours pour prendre position et 90 jours pour présenter une offre. S’il dépasse ces délais, vous pouvez, après l’en avoir informé, engager les travaux nécessaires (article L242-1 du Code des assurances).
Construire dans le Territoire de Belfort : le terrain d’abord
La construction repart dans le département. D’après la DREAL Bourgogne-Franche-Comté, 400 logements y ont été autorisés en 2025, soit 20,8 % de plus qu’en 2024, et 411 ont été mis en chantier, en hausse de 63,1 %. Ces chiffres en date réelle estimée restent provisoires.
Sur une maison neuve ou une extension, certaines des malfaçons les plus coûteuses touchent le terrassement et les fondations. Le guide départemental de la DDT sur les mouvements de terrain (novembre 2022) juge nécessaire une étude géotechnique dès que le terrassement dépasse 1 m. Il rappelle que la norme NF P 94-500, qui définit les missions géotechniques G1 à G5, n’est pas obligatoire, mais recommande fortement de la faire respecter par le bureau d’études. À Essert, à Danjoutin ou à Bourogne, demandez à votre constructeur quelle étude a précédé les fondations. Si des fissures apparaissent, voir notre page expertise de fissures de maison dans le Territoire de Belfort.
Questions fréquentes
L’entreprise invoque des « tolérances » : qui a raison ?
Les DTU fixent bien des tolérances, par exemple pour la planéité d’un sol ou l’aplomb d’un mur. L’expert mesure l’ouvrage et compare le résultat aux valeurs admises pour ce type de travaux. Le débat quitte alors le terrain des impressions pour celui des chiffres.
Que vérifier avant de confier de nouveaux travaux ?
Un devis détaillé poste par poste, avec les matériaux, les quantités et les délais. Demandez l’attestation d’assurance de responsabilité décennale de l’entreprise pour les travaux concernés, et faites signer un avenant écrit pour toute modification. Ces pièces limitent les malentendus et facilitent l’expertise si un litige survient.
Et si l’entreprise a quitté le chantier ?
Le problème dépasse alors la malfaçon. Faites d’abord constater l’état d’avancement et les défauts, puis mettez l’entreprise en demeure de revenir. La marche à suivre est détaillée sur notre page abandon de chantier dans le Territoire de Belfort.
Des travaux défectueux que l’entreprise refuse de reprendre, à Belfort ou ailleurs dans le département ? Appelez GEB Alsace au 09 72 51 84 22 (du lundi au vendredi, 8 h – 12 h et 13 h – 18 h) ou décrivez le chantier dans le formulaire de demande d’expertise : le devis est gratuit. La page de notre agence d’expertise bâtiment du Territoire de Belfort présente toutes nos missions.











